Kobudō (琉球) 古武道

Différence entre le kobudō (琉球) 古武道 et le kobujutsu 古武術

Le Ko古bu武dō道 est appelé également Ryû琉kyû球Ko古bu武do道 : le terme kobudō 古武道 a une substance philosophique et spirituelle qui est due en grande partie à l’influence du bouddhisme et du taoïsme. Le dō 道 représente une démarche permanente, en vue de l’amélioration de l’être humain par le biais d’un art martial.

Le ko古bu武Jutsu術 appelé également Ryû琉kyû球Ko古bu武Jutsu術 : le kobujutsu est la terminologie employée pour designer les [anciennes techniques de combat]. Le terme kobujutsu 古武術 fait référence au côté uniquement pratique de la technique de combat dite de manière générale : guerrière.

À noter : Que ce soit sous le dénominatif de : té 手, todé 唐手 ou karaté 空手 ; les anciens maîtres ne dissociaient pas les techniques de karaté 空手 et de kobudō 古武道 (Jutsu術). Ils considéraient le karaté et le kobudō (Jutsu 術) comme parties intégrantes d’un tout (une infime minorité de maîtres ne partage pas cette affirmation).

Le kobudō : une origine plurielle comme ses armes

Quand on évoque le kobudō 古武道, l’ingéniosité des paysans 農民 et des pêcheurs 漁民 nous revient à la mémoire. Tous les livres ou sites web consacrés au karaté et au kobudō renvoient l’image de ces humbles qui, faute de posséder des armes en métal ferreux, se rabattent sur les outils de leur quotidien pour en faire des armes de défense.

La réalité est plus complexe car, au cours des siècles, les nobles Aiji 按司 (du moins une partie) semblent avoir pris une place non négligeable dans la conception, l’élaboration et la structuration du kobudō 古武道. Mais il est toujours difficile de savoir quelle part de créativité revient aux roturiers 田舎百姓 et quelle autre part aux aristocrates 按司.

La codification des techniques de kobudō 古武道 par le biais des katas 型 est, d’après les sources disponibles, le fait des aristocrates. Si les paysans et pêcheurs ont élaboré des techniques martiales, ces dernières semblent avoir été récupérées par les nobles 按司.

Le Kobudo Koburyu

Takashi Kinjo a d’abord été l’élève puis l’assistant de Shinpo Matayoshi. Il a donc participé à l’élaboration du Kobudo style Matayoshi.

En 1990, alors qu’il est 9ème dan de cette école, il décide de se démarquer et commence à apporter des modifications personnelles aux kata de l’école Matayoshi. Sa recherche est dirigée vers l’aspect « jutsu », et il étudie chaque mouvement et passage des kata pour les faire évoluer vers une forme où l’efficacité prédomine.

Ainsi, tout en gardant les kata de l’école Matayoshi, il créera ses propres kata : Kobu no Saï, Kobu no tonkwa, Kobu no nunchaku, Kobu no kama, Kobu no eku et Kobu no tinaka.

Pour parler du Kobudo en général, j’ai demandé à notre ami Christian Faurillon la permission de reproduire une partie de la page de son excellent site que je vous conseille vivement de consulter si l’Histoire des arts martiaux okinawaïens vous intéresse.